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Renecito
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Le DT 1990 Pro interprète la sonate D.960 de Schubert

Message par Renecito » lun. févr. 17, 2020 3:24 pm

Florilège de la Sonate pour piano D.960 de Schubert, pour apprécier les captations sonores et leurs conséquences sur l’écoute au casque.

Le casque choisi est le Beyerdynamic DT 1990 Pro, précis, dynamique, résolvant. Un vrai casque de « monitoring » parfaitement adapté à l’écoute du piano, ou les moindres esthétiques sont mises en évidence et ou la monotonie est impossible.

En 1967 Wilhelm Kempf enregistre la dernière sonate pour piano de Schubert pour Deutsche Grammophon. Le piano est en profondeur légèrement sur la gauche, le réalisme d’un concert dans une salle de proportion moyenne. La prise de son analogique présente un léger souffle de bande. Il n’y a aucune accentuation particulière d’un registre. Un sans-faute, qui n’est plus dans les canons d’aujourd’hui.

5 ans plus tard, pour PHILIPS, Alfred Brendel enregistre dans une atmosphère plus présente. Le souffle de bande est aussi perceptible que pour Kempf, mais les timbres nous enveloppent dans une qualité plébiscitée à l’époque. L’équilibre sur l’ensemble du clavier est excellent, mais nous ne savons ou nous situer, car nous ne sommes évidemment pas au concert.

La même année à Salzburg, Sviatoslav Richter est capté en direct. Le piano est loin devant nous, avec une accentuation du registre aigu. La dynamique est restreinte et seule l’expressivité du génial pianiste en témoigne. Cette prise de son, plus précaire que les deux précédentes, n’oblitère pas la qualité de l’interprétation. Cet enregistrement publié dans une édition japonaise a une concurrente chez SUPRAPHON enregistrée à Prague la même année, qui nous fait entendre des bruits de public, avec un son légèrement plus présent.

Dans un son colossal, Claudio Arrau est devant nous, son souffle est perceptible. Ce piano dans notre « salon » est prenant. La technique de PHILIPS est superlative mais très loin du concert en cette année 1981.

Six années ont passées et la légende du clavier Vladimir Horowitz confie son jeu pianistique à DGG. Avec des tempos plus vifs que les précédentes interprétations, nous entendons un piano proche, devant nous, réaliste et sobre. La qualité des timbres est magnifique à l’égal du toucher. Le choix de la proximité est justifié par un jeu avec très peu de pédale. En 1987, nous sommes dans l’ère numérique et il n’y pas le moindre souffle.

Également en 1987, le encore jeune Maurizio Pollini de 45 ans, confie au même éditeur sa version et nous sommes dans un son dynamique, présent, sans recul, certainement pas au concert, mais que cela est beau. En tout cas, nous n’avons pas la tête dans le piano et c’est déjà pas mal. L’interprétation est elle de grande qualité, dans une vision plus « objective » que « romantique ».

Jamais deux sans trois pour Alfred Brendel, qui confie aux micros, toujours pour PHILIPS en 1988 et en numérique. La prise a plus de recul que la précédente et nous fait apprécier le jeu orchestral du grand pianiste. Nous sommes au premier rang.

En 1991, Radu Lupu enregistre pour Decca, avec de la distance, un son authentique dans les standards de l’éditeur avec un équilibre spectral excellent. Un jeu sobre et puissant magnifiquement capté, nous sommes au concert.

Toujours pour Decca, Andras Schiff joue sans alanguissement, dans une atmosphère réverbérée. Cet enregistrement de 1992 présente une image distante qui homogénéise le piano e je dois être situé au dixième rang.

EMI classics présente Christian Zacharias en 1995, dans un son en proximité et large, car nous sommes devant le pianiste. Le clavier va de gauche à droite, des aigus aux graves, évident non ?

Entre 1989 et 1995, Michel Dalberto a enregistré le corpus pianistique de Schubert pour Denon dans un son naturel, avec une grande dynamique. La distance à l’instrument est idéale, sans perdre de la précision sur les timbres. Une interprétation sensible amène à une grande réussite.

Murray Perahia en 2002, pour Sony Classicals, nous livre une interprétation captée magnifiquement, dans une atmosphère à la fois présente, réverbéré, précise et réaliste. Nous ne sommes pourtant pas au concert !

La même année, tout en pudeur, Mitsuko Uchida nous livre un son réaliste. PHILIPS est à l’œuvre, dans une esthétique se rapprochant de Brendel deuxième manière, loin de celle d’Arrau. L’interprète est dans la confidence totale et nous emmène dans son monde.

Un bond de douze années, nous confronte à Daniel Barenboim chez DGG, dans une esthétique brillante ou les aigus, les médiums et les basses rivalisent. Le son est démonstratif, avec le souffle de l’interprète, le jeu de pédales. C’est beau, mais ….

Deux années plus tard, en 2016, le jeune Adam Laloum se livre pour MIRARE. Le son est très présent et l’on entend le souffle du pianiste dans un micro et pourtant le clavier ne s’étale pas devant nous. Une atmosphère mate nous enveloppe, mais les forte sont maitrisés.

Krystian Zimerman, dans une expression affirmée, nous emporte dans un son dynamique, brillant, large et dans la table d’harmonie. C’est beau et sensible, mais unique dans une esthétique impossible au concert. La Deutsche Grammophon montre toute sa maitrise technique qui nécessitera dans une écoute au casque, un modèle résolvant et précis.

Nous finissions ce florilège par l’année 2017, en attendant d’autres …….

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