DAC et Audiophilie: pour une symbiose raisonnée

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Cladane
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DAC et Audiophilie: pour une symbiose raisonnée

Message par Cladane » jeu. nov. 01, 2018 6:43 pm

Bonjour tous,

Effectivement Pierre, l’audiophilie est avant l’aspect technique une expérience d’écoute dépendante de nombreux facteurs dont l’oreille et son apprentissage.

A notre époque, la technologie en matière de reproduction musicale évolue rapidement et les casques modernes sont un bel exemple des capacités techniques de ce type de transducteur comparativement aux enceintes: timbres, précision, détail, vélocité, effet ‘holographique’ en moins, quoique.

Au point désormais que des techniciens du son utilisant des outils pros pouvant être moins résolvants (enregistrement, mixage, mastering sur cartes PC par le même ingénieur) restent surpris de détails à la reproduction qu’ils n’avaient pas entendus au mastering :)
J’ai vu un studio équipé d’appareillage gamme Nagra HD pour vérifier leurs masterings :shock:

En effet un problème spécifique à la musique classique est que les enregistrements ne sont plus envoyés au studio de mastering.
A lire l’étonnante thèse de M Genas sur le sujet:

http://www.fsms.fr/wp-content/uploads/2 ... -Genas.pdf

De là une méconnaissance des techniciens du son dans les aspirations des audiophiles en matière de recherche hifi et des montants qu’ils sont disposés à payer pour le meilleur réalisme de reproduction.

Or les DACs rentrent dans ces catégories d’appareils de grande importance dans la chaîne musicale.

L’utilisation massive de PC (sortie USB) et des puces de conversion processorisées en lien avec l’arrivée du HiRes ont ‘facilité’ certes la conception de DACs qualitatifs mais ‘uniformisé’ le rendu musical faisant penser à une égalisation générale de la conversion D/A pour laisser à l’étage de sortie (préamplificateur), à l’amplificateur et au transducteur le soin de ‘finaliser’ le son.
Or la technologie montre qu’un processeur chargé d’un calcul massif (upsampling sur PC ou puce DS) génère des harmoniques de bruit toxiques au message musical, certes de haute fréquence mais influentes. Au point que des ingénieurs audio pensent par ex que AKM est arrivé avec ses dernières puces à la limite de l’intégration de composants.

De fait les concepteurs de DACs évolués derniers cris quittent l’univers PC et puces DS pour exploiter les matrices de type FPGA suivies d’étages NA ‘discrets’ (résistances ou silicium).
Citons Chord, TotalDAC, dCS , etc , et EMM Labs.

DAC et Audiophilie sont indissociables.
Premier système hifi en 1978: platine Technics, ampli SCOTT, enceintes 3A, disques DG.
Système : PP1500, Melco N1ZH/2, EmmLabs DA2, Egoista 845 Elrog, Riviera AiC10, Susvara, Abyss, LCD4, Utopia, Odin, HD800, câbles...
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Re: DAC et Audiophilie: pour une symbiose raisonnée

Message par Cladane » jeu. nov. 01, 2018 9:15 pm

Pour les flemmards, un résumé rapide mettant en parallèle la problématique du mastering (lecture de la thèse) et l’importance de ce mastering (école Musitechnic à Québec) https://musitechnic.com/pourquoi-choisir-musitechnic/,
résultant en une incompréhension malheureuse de l’importance et de la recherche en reproduction audiophile d’une conversion qualitative NA.
Conclusion
L'enregistrement et plus particulièrement la réalisation de disques de musique classique s'inscrit dans un héritage fort, comme par exemple la recherche de transparence. Dans ce contexte, il est important de rappeler que le résultat final d'un disque est de créer chez l'auditeur une "illusion" ou encore d'activer certaines "représentations" en mémoire, plutôt que de proposer une retranscription "fidèle" d'un concert. L'ingénieur du son capte une musique, un "son", un espace, des équilibres, et bien d'autres choses, puis œuvre à mixer tous ces éléments pour recréer les images qu'il a à l'esprit. Une base de valeurs fondamentales constituent alors à la fois une richesse (notamment concernant l'établissement d'un "art de la prise de son"), mais aussi, par d'autres aspects, un poids. Des préjugés ou des idées empêcheraient certaines pratiques, ou ne permettraient pas d'en parler. Ainsi, il est communément admis (en France tout particulièrement) que la musique classique n'a pas besoin de recourir au mastering.
Pourtant, à travers l'évolution du métier d'ingénieur du son, et à travers la connaissance plus large de ce qu'est le mastering, des intérêts à priori se dessinent pour la musique classique. A contrario, si l'on admet qu'il n'est plus nécessaire de passer aujourd'hui par cette étape, la question du "non-mastering" en studio indépendant pour la musique classique soulève un grand nombre de problématiques.
Depuis une vingtaine d'années, la situation de l'ingénieur travaillant seul, et réalisant un disque de bout en bout, est devenue très courante. Ce contexte favorise très peu les échanges d'expérience entre professionnels.
L'enquête sur le terrain a permis de dégager la notion de "mix-mastering" pour la musique classique. Le "mix-mastering" permet notamment de continuer le travail dans le prolongement de la prise de son, étape où sont effectués les principaux choix et partis pris esthétiques. Les résultats de l'enquête attestent également que l'ensemble des problématiques soulevées (de la question de la dynamique jusqu'à celle de la couleur générale) sont partagées par la majorité des ingénieurs du son. Plus particulièrement, le questionnaire a permis d'accéder à des pratiques et des habitudes de travail qui sont peu diffusées et restent "dans le secret" des studios. On se rend compte que l'utilisation de la compression en musique classique, par exemple, est largement utilisée, contrairement aux ouïe dire.
De plus, l'enquête a permis de relever l'importance de pouvoir faire appel à un "tiers/expert", c'est-à-dire à une oreille extérieure. Celle-ci est un atout car cet expert aura un certain recul par rapport au projet, surtout lors de sa phase de finalisation. Si un bon mix n'a pas forcément besoin de mastering, dans le sens d'une intervention sur le son, il apparaît essentiel d'avoir ne serait-ce qu'une vérification par un spécialiste. Mais la crainte que le son soit "saccagé" ou "endommagé" est très présente et freine l'envoi des mixes en studio indépendant ; de ce fait les collaborations ne se développent pas.
Le récent modèle de consulting chez Warner Classics est alors un cas particulier très intéressant. Il propose de faire appel à un ingénieur mastering pour la validation du résultat d'un projet, sans que celui-ci intervienne directement sur le son. L'ingénieur du son continue d'être le seul garant du projet, et cela jusqu'au bout. Il est alors amusant de constater que ce modèle renvoie aux origines du mastering : vérification et validation avant le pressage.
Mais la question du non-mastering reste soulevée. Le consulting apparaît comme une voie possible, mais n'est pas une réponse unique à la problématique de ce mémoire.
De mon point de vue, la musique classique gagnerait à se rapprocher encore d'avantage du travail de mastering, qui a pour objectif de retranscrire au mieux un mixage, avec toute sa richesse et sa singularité. Contrairement aux craintes liées à ce sujet, un mastering peut être effectué sans remettre en cause l'héritage qui concerne la musique classique. Et le mastering permettrait de vérifier que le plaisir du son est aussi une préoccupation pour la musique classique.
Aussi, la question posée dans ce mémoire demanderait de s’informer de ce qui se passe dans d’autres pays, puisque les pratiques sont, a priori, différentes. Cette pratique de mastering en musique classique mériterait également d’être expérimentée afin de connaître et de comprendre quels en sont les véritables freins.
Qu’est ce que le « mastering » ?
Un art obscur pour certains, une science pour d’autres, le « mastering » est parfois sous ou surestimé et souvent mal compris. Ici je m’attarde à ce qu’est le « mastering » et pourquoi il est nécessaire. Une prochaine fois je regarderai plus en détail ce que fait en réalité l’ingénieur de « mastering ». En espérant pouvoir éclairer votre rôle dans la chaine du son ou vous aider à vous préparer pour une future session de « mastering ». Je regarderai les aspects importants qui pourront vous aider à choisir un ingénieur de « mastering » pour votre projet ou peut-être en devenir un vous-même!

Dans l’industrie de la musique le « mastering » est le processus final avant qu’un disque sorte ou soit dupliqué. Le « mastering » est une forme de « post-production » qui a lieu une fois que le « mix » final est effectué mais avant la production du medium final (CD ou vinyl…) ou avant que la musique soit rendue disponible en ligne (sur iTunes par exemple). Avant le ruban analogique, les étapes de l’enregistrement, du mixage et le « mastering » avaient toutes lieu en même temps : la version finale ou « master » se faisait pendant l’enregistrement de l’artiste. Le « mastering » sert à obtenir le meilleur résultat possible dans une variété d’environnements d’écoute et systèmes de son. Pour ce faire le « mix » est optimisé afin que l’enregistrement se traduise bien dans une voiture, une boîte de nuit, des écouteurs et des enceintes d’ordinateur par exemple. Le « mastering » est le processus qui permet d’obtenir un produit qui est directement utilisable (soit pour diffusion sur internet ou pour imprimer des CD chez un fabricant). Aujourd’hui le « mastering » consiste en partie de transférer des enregistrements divers en un médium final pour production ou diffusion en masse, par exemple, les diverses chansons qui sont assemblées pour composer un album (parfois appelé le « program »). Avant de transférer les différents enregistrements qui deviendront l’album, ils doivent être préparés ce qui implique souvent du traitement du signal comme de l’égalisation ou de la compression. Le son pour les jeux vidéo et les films passe parfois par du « mastering ». Des films à audio multicanal, comme le son « surround » 5.1, peut aussi bénéficier d’un « mastering ». Le « mastering » se fait dans des studios spécifiquement prévus pour cette fonction et équipés avec des appareils spécialisés capables de modifier seulement certaines parties d’un signal sans toucher les autres. Le processus est étroitement lié à l’ingénieur de « mastering » lui même et certains d’entre eux sont associés à un son ou à un genre spécifique.

L’audio doit passer par un « mastering » parce que les ingénieurs à l’enregistrement et au mixage impliqués dans les étapes précédentes peuvent avoir un regard moins objectif. Le processus de l’enregistrement et du mixage peut être long et peut s’étendre sur plusieurs mois. La méthode d’enregistrement et de mixage peut avoir évolué quelque peu durant cette période. L’utilisation de l’égalisation et le traitement de la gamme dynamique peut-être différent d’une chanson à l’autre. Des divergences entre les chansons vont inévitablement se glisser, d’où le besoin d’un « mastering ». À un certain niveau, quand la qualité est la priorité, il est imprudent de confier le traitement du son à une seule personne (l’ingénieur de « mix »par exemple) et à un seul environnement d’écoute (le studio d’enregistrement et de mixage). Quelqu’un qui est impliqué depuis le début ne peut avoir une oreille suffisamment objective pour finaliser un projet et l’étape du « mastering » est la dernière étape possible pour apporter d’éventuelles corrections. De plus, le placement acoustique des enceintes dans un studio de « mastering » doit être de très haute qualité, optimisé et précis pour une reproduction exacte et un maximum d’objectivité. Un studio de « mastering » ne devrait pas présenter les compromis qu’on trouve dans les studios d’enregistrement. Un studio d’enregistrement peut compromettre le son de l’environnement d’écoute parce qu’on doit y placer une grande console d’enregistrement ou alors à cause de la vitre qui sépare la régie du studio. L’emplacement des enceintes dans un studio d’enregistrement dépend de l’espace disponible entre la console, les appareils de traitement de signal (effets) et la vitre. Le « mastering » est d’autant plus nécessaire aujourd’hui car la plupart des systèmes de son sont d’une qualité suffisante pour permettre la perception de différences mineures. Un contenu audio qui a eu un mauvais « mastering » mènera à une fatigue d’écoute de la part de l’auditeur et rendra l’expérience d’écoute moins agréable, alors l’ingénieur de « mastering » essaie d’équilibrer harmonieusement ce contenu audio avec une combinaison d’art et de science.

Le processus du « mastering » audio requiert un équipement de haute qualité très coûteux. Le prix était encore plus prohibitif du temps du « mastering » sur vinyl. Quoique les prix aient radicalement chuté dans l’industrie de la technologie-musique, le prix des appareils sophistiqués de traitement de signal de haute qualité (analogique ou numérique) sont quand même très élevés. Le « mastering » est un créneau particulièrement étroit du marché et les appareils requis sont souvent produits en petit nombre, souvent assemblés à la main et dont la qualité est strictement contrôlée après l’assemblage. Les « plugins » sont également utilisés et sont relativement bon marché en comparaison avec leurs homologues physiques. Les studios d’enregistrement ne peuvent se permettre ce genre d’équipement couteux pour chacun de canaux nécessaires à l’enregistrement. Généralement en « mastering » seuls deux canaux sont nécessaires. Dans un studio de « mastering » (à part les habituels contrôles de niveau et de phase, ainsi qu’un sélecteur d’enceintes) on retrouve des consoles de mixage conçues spécifiquement pour les besoins du « mastering ». Voici quelques particularités ou fonctions de ces consoles: des points d’insertions qui permettent un traitement « M/S », des filtres passe haut et passe bas très précis, une flexibilité dans le changement de l’ordre des différentes étapes de traitement de signal, un contournement (« bypass ») facile des effets et points d’insertions pour permettre de rapides comparaisons A/B, et la possibilité d’écouter en mono ou hors phase. Ces installations et équipements utilisent des câbles qui sont aussi courts que possible et des circuits simples pour maximiser la transparence.
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Re: DAC et Audiophilie: pour une symbiose raisonnée

Message par Pierre Paya » ven. nov. 02, 2018 7:55 pm

Cladane a écrit :
jeu. nov. 01, 2018 6:43 pm

Effectivement Pierre, l’audiophilie est avant l’aspect technique une expérience d’écoute dépendante de nombreux facteurs dont l’oreille et son apprentissage.
L'oreille s'éduque oui Claude, et nous évoluons tous sur ce point avec le temps.
J'ai écrit il y a quelque temps déjà un article sur mon blog à ce sujet.
Il ne suffit pas d'avoir l'argent pour se payer de superbes appareils, encore faut-il les apprécier et être en mesure de "savoir" pourquoi ils sont si bons.
Je veux dire, être capable de mesurer en quoi et comment ils sont meilleurs que d'autres.
Seuls l'expérience et le passage par un certain nombre d'étapes peuvent nous y amener.

Cladane a écrit :
jeu. nov. 01, 2018 6:43 pm
Au point désormais que des techniciens du son utilisant des outils pros pouvant être moins résolvants (enregistrement, mixage, mastering sur cartes PC par le même ingénieur) restent surpris de détails à la reproduction qu’ils n’avaient pas entendus au mastering :)
J’ai vu un studio équipé d’appareillage gamme Nagra HD pour vérifier leurs masterings :shock:
Je n'en suis pas surpris
Cladane a écrit :
jeu. nov. 01, 2018 6:43 pm

De là une méconnaissance des techniciens du son dans les aspirations des audiophiles en matière de recherche hifi et des montants qu’ils sont disposés à payer pour le meilleur réalisme de reproduction.
Exact, j'ai très souvent été confronté à cette "distorsion" entre techniciens de l'enregistrement et "utilisateurs" dans la manière d'appréhender la reproduction sonore
Cladane a écrit :
jeu. nov. 01, 2018 6:43 pm

Or les DACs rentrent dans ces catégories d’appareils de grande importance dans la chaîne musicale.
Cladane a écrit :
jeu. nov. 01, 2018 6:43 pm

DAC et Audiophilie sont indissociables.
Ben oui....et nos oreilles nous le montrent dès que nous cherchons un peu à comparer...

Merci Claude, pour ce post très intéressant

Pierre
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Re: DAC et Audiophilie: pour une symbiose raisonnée

Message par Pierre Paya » ven. nov. 02, 2018 7:59 pm

Cladane a écrit :
jeu. nov. 01, 2018 9:15 pm

L'enregistrement et plus particulièrement la réalisation de disques de musique classique s'inscrit dans un héritage fort, comme par exemple la recherche de transparence. Dans ce contexte, il est important de rappeler que le résultat final d'un disque est de créer chez l'auditeur une "illusion" ou encore d'activer certaines "représentations" en mémoire, plutôt que de proposer une retranscription "fidèle" d'un concert. L'ingénieur du son capte une musique, un "son", un espace, des équilibres, et bien d'autres choses, puis œuvre à mixer tous ces éléments pour recréer les images qu'il a à l'esprit.
Et la notion de "neutralité" vole en éclat.....
Ça me plait

Pierre
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Re: DAC et Audiophilie: pour une symbiose raisonnée

Message par Cladane » lun. nov. 05, 2018 1:07 pm

Effectivement Pierre, la thèse de Genas est une sérieuse matière à réflexion sur l’approche des ingénieurs son en matière d’enregistrement du Classique, le genre tout de même qui met le plus à mal la résolution de nos systèmes, et certainement un fort facteur de divergence des points de vue avec l’audiophilie.

Intéressant cette histoire d’héritage culturel qui vient ‘conditionner’ les spécialistes pour aboutir à des convictions généralisantes sur le matériel hifi en décalage avec pourtant l’expérience vécue des mélomanes :?, sujet qui nous intéresse ici principalement.
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Re: DAC et Audiophilie: pour une symbiose raisonnée

Message par Luke » mar. nov. 13, 2018 12:23 pm

Bonjour

Je n'aime pas le terme audiophile, enfin je ne le suis pas et même si dans mes recherches de "neutralité" je pourrais sembler l'être, penser qu'il soit possible d'avoir le rendu à la maison d'un orchestre symphonique est juste ...inconcevable et il faut être réaliste et apprécier la musique sans plus, ou sinon tout revendre et aller au concert :)

Bref, oui il y a les habitudes (plus ou moins bonne) d'ingénieur du son, les habitudes d'écoute et surtout les références auditives que l'on peut avoir.

L'enregistrement est important,..., le mastering, mais selon que vous allez écouter un vinyle, un CD un fichier 24/96, la FM ou un SACD (DSD/DXD) vous ne pouvez pas obtenir le même résultat tout simplement à cause des capacités des supports ou des formats. (Bande passante, compression dynamique...). Chaque support livrera un rendu différent et cela peut importe l'ingé son qui sera derrière, il y a les limites de possibilités et contraintes des formats.

Pour ma part la course à l'équipement absolu est vaine, on devrait considérer que tout ce que l'on achète est mauvais et que dans ce mauvais il y a du moins mauvais et du très mauvais ce serait peut être plus réaliste.

Quand j'écoute de la musique classique je n’essaie pas de savoir ou elle a été enregistrée, est ce que j’entends bien tous les instruments à leur place, est ce que l'ambiance est la, la scène sonore est elle géniale...non, j'écoute ce que le compositeur a créé et de quelle manière un orchestre contemporain l’interprète et dans ce cadre là, la "neutralité" des équipements est à mon sens primordiale pour nous faire ressentir au mieux de cette retranscription.

C'est pour cela que je me dirige de plus en plus a minima vers le 24/96 ou le DSD qui peuvent laisser libre court à tout ce que peux exprimer la musique classique en concert en terme de dynamique sans que l'ingé son soit obligé de la compresser pour qu'elle entre dans un format donné.

Maintenant est ce que ce que l'on considère comme neutre ou plutôt sans coloration spécifique est la réalité des instruments je dirais non, mais vu comme pour le moment il est impossible d'avoir autre chose, on s'en contente et on passe de superbes heures à écouter des oeuvres que d'autres ont composé et interprété :)

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Re: DAC et Audiophilie: pour une symbiose raisonnée

Message par Milan » mar. nov. 13, 2018 12:59 pm

Bref tout ça pour dire que tu préfère nettement les concerts à l'écoute avec du matériel hifi et que tu trouve que c'est seulement un compromis. C'est ton avis et je le respecte bien sûr.

Personnellement je trouve que c'est un plaisir différent du concert, mais absolument pas moins bien pour moi. Ma manière d'écouter en concert et avec mon casque hifi est un peu différente.
Puis pour moi le terme de neutralité n'existe tout simplement pas pour toutes les musiques qui ne sont pas uniquement acoustique. Et encore même pour celles ci je doute que cela existe vraiment... Vaste débat :roll:

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Re: DAC et Audiophilie: pour une symbiose raisonnée

Message par Luke » mar. nov. 13, 2018 4:11 pm

Salut Milan

Non non pas de préférences, le plaisir musical est partout et tout le temps, c'est juste que je réagissais à l'article par rapport justement à l'appréciation de la musique. Et le débat, cela fait longtemps que je pense qu'il est difficile à mener vu qu'il y a autant d'avis que de personnes, que d'appréciation musicale, d'éducation musicale donc oui bien complexe d'avoir la vérité et d'ailleurs on s'en moque un peu non ? :)

Le principal étant de se faire plaisir et du mieux possible.

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Re: DAC et Audiophilie: pour une symbiose raisonnée

Message par Cladane » mar. nov. 13, 2018 8:59 pm

Bonjour,

Le plaisir d’une belle écoute est une évidence.
Le propos du sujet est de réfléchir aux fondamentaux de la reproduction audio. Tout comme certains fils traitent de courbes de réponses de casques tout en se faisant plaisir journellement avec leurs casques.
Quand j'écoute de la musique classique je n’essaie pas de savoir ou elle a été enregistrée, est ce que j’entends bien tous les instruments à leur place, est ce que l'ambiance est la, la scène sonore est elle géniale...non, j'écoute ce que le compositeur a créé et de quelle manière un orchestre contemporain l’interprète et dans ce cadre là
Entendre de la musique en se brossant les dents n’est pas écouter.
En termes d’écoute, la thèse de Genas contredit l’idée de neutralité et démontre qu’un enregistrement est l’interprétation d’un ingénieur son.
Chaque support livrera un rendu différent et cela peut importe l'ingé son qui sera derrière
Justement, non, l’ingénieur son en est la pièce maîtresse qui traite des supports au mastering (dommage qu’en Classique ce mastering ne soit pas remis à un tiers).
De fait choisir du HiRes ou DSD n’est pas la Garantie d’un enregistrement irréprochable. Chacun a pu le constater.

En percevant la position des instruments, l’ambiance, la scène sonore comme les clefs fournies au mixage par l’ingénieur son l’auditeur reconstruit la captation originale.

Après l’enregistrement évidemment que le choix d’un matériel est le facteur déterminant de la qualité d'une écoute pour rendre audible au plus petit détail possible selon son budget la captation.

Venir sur un forum est exactement la démarche de partage d’expériences de l’audiophile mélomane qui échange sur les possibilités des matériels.
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Re: DAC et Audiophilie: pour une symbiose raisonnée

Message par Luke » mer. nov. 14, 2018 7:42 am

Bonjour Cladane

Bon il va falloir fixer les bases de discussion sinon cela va être compliqué :). Bien sûr que l’on parle de retranscription et que de cela si j’ai bien compris.

Il faut peut-être reconsidérer les bases.

1- L’être humain en termes de capacité auditive couvre les fréquences de 20 à 20 kHz sur une plage dynamique de 120dB, ce qui est donc énorme en termes de sensibilité. On oublie les problèmes dus à l’âge..
2- Écouter un concert de musique classique permet d’être plongé au cœur de l’œuvre, mais dans une situation live en salle de concert, personnellement je n’ai jamais été placé au centre et devant l’orchestre. Généralement en haut à droite, à gauche…et donc la musique arrive à « 360° » puisque l’acoustique de la salle est prévue pour. Donc, je dirais qu’a plusieurs dizaines de mètres en live en fermant les yeux être capable de placer correctement sans les avoir vu, les violons, le piano, …je pense que cela commence à être un exercice difficile et écouter un concert ne se résume pas à cela
3- Vient le problème de l’enregistrement ou effectivement l’ingé son est donc un passage unique et obligé qui est du aux contraintes de la stéréophonie (on va rester que là-dessus) puisqu’il va devoir recréer cette ambiance de 360° à partir de ces deux oreilles qui seront ensuite les nôtres. A ce titre les enregistrements binauraux sont plus simples puisque les prises de sons se font à partir d’une tête équipée que de deux micros implantés dans des oreilles de mannequins.
4- L’enregistrement sur les supports : Avant de parler d’enregistrement il faut considérer qu’un concert de musique classique peut générer une plage dynamique de 80/85dB, ce qui ajouté au bruit de fond oblige à une plage dynamique naturelle de plus de 100dB.
5- Un vinyle va offrir une plage dynamique de 60/70dB, un CD 96dB (16x6) et le HD va plus loin 120/144dB de quoi couvrir largement les besoins originaux du concert. Donc si le concert est enregistré en HD, tous les formats inférieurs seront donc issus d’une compression dynamique de l’original. Et la oui l’ingé son doit faire sa tambouille avec les outils à sa disposition et ses sensibilités pour offrir quelque chose qui va ressembler au concert.
6- On peut parler fréquence. Le vinyle n’est pas (peu) limité, le CD on le sait du fait de l’échantillonnage à 44kHz coupe droit, les échantillonnages à 96 kHz et au-dessus (ou voir 48kHz) n’ont plus ce problème de limitation et donc même si l’harmonique de base passe très bien celle supérieures peuvent donc être tronquées, disparaître.
7- Ce que nous écoutons est donc bien l’œuvre du compositeur, interprété par un orchestre et mis dans différents formats de diffusion avec la sensibilité de l’ingé son, il n’y a rien à redire là-dessus et tant que la manière d’enregistrer ne changera pas, difficile de faire autrement.
8- Maintenant de quoi on parle quand on parle de neutralité, fidélité…Peut-être que nous en avons chacune/chacun une définition. Pour ma part la fidélité ou Hifi est l’action/la démarche qui consiste à se rapprocher ce que l’on entend en concert en termes d’ambiance, la neutralité consiste à ne pas dénaturer le son des instruments.
En exemple, un casque qui va délivrer un son propre mais chaud, va à mon sens dénaturer les instruments puisqu’il impose « sa » signature à chaque morceau de musique et donc n’est pas neutre. Il peut être fidèle à l’image sonore mais pas aux timbres des instruments.

Un avis purement personnel pour deux casques dans la même gamme de prix l’Audeze LCD 2 et le Sennheiser HD 800, l’Audeze est très flatteur car il dénature le son alors que le HD800 est plus neutre et respecte donc mieux les timbres.

Au final, oui l’ingé son est notre lien entre le concert et ce que nous écoutons (mais ce n’est pas vraiment nouveau), non en fonction du support la musique change ou du moins n’est pas respectée dans son originalité en termes de fréquences et de dynamique, (et oui en fonction de la personne qui est derrière, de la qualité d’enregistrement…le résultat en DSD pourra être décevant ou pas), et donc les capacités du matériel vont de plus en plus loin mais sont tributaires des supports.

Mais on pourrait aborder également la musique, enfin ce qu’est un son et pourquoi plus un casque et un ampli sont rapides, puissants/généreux…mieux c’est car dans ce cas on se rapproche du raffinement de l’interprétation avec toutes les sensibilités de l’interprète et des possibilités de son instrument.

Donc je ne suis pas audiophile, enfin la technique du matériel ne m’intéresse pas vraiment, ce qui m’intéresse est seulement le résultat obtenu final, pour écouter au mieux ce que j’aime, mais bon comme la musique est « vitale » je peux aussi bien apprécier en cas de manque la musique à partir d’écouteurs de téléphone, même si le plaisir est différent.

Bonne journée et au plaisir de vous lire.

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